Il y a quelqu'un ?
© 2006 TeamTEX
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Mon nom est personne, j'habite nulle part...



 
Vendredi 2 mai 2008
Voilà c'est fini...
Les grands soirs ne sont plus que des souvenirs, place au petit matin. Il est très tôt, il fait frais, un au revoir comme on les aime avec Julien, c'est à dire comme si on se voyait demain. Je monte dans le taxi préprogrammé pour l'aéroport. Je suis de nouveau livré à moi même avec mes angoisses... Dans quel plan vais-je encore me mettre ? Arrivé à l'aéroport, le chauffeur m'aide à éloigner les porteurs qui se précipitent sur le visage pâle.
Me grille une dernière "Double Happyness" sur le sol de Chine... Embarquement... Ca y est ça commence, mon vol n'existe pas... Après un long moment de solitude, je trouve la faille spacio-temporelle du complot Chinois contre ma Personne et saute dans l'avion... Arrivée à l'escale de Pékin, j'ai déjà l'appareil photo dans les mains en descendant l'escalier mobile. Et clic, et clac, c'est dans la boite, ce n'est pas de la photo c'est de l'Art aéroportuaire. Finalement le Doisneau du Tarmac est bloqué à la douane en tant que passager clandestin. Après 20 minutes de négociations, aidé de ma voisine de bord, je comprends qu'il me manque le ticket de débarquement... Ca me fait rire quand avant ça m'aurait stressé, car cela me ressemble tellement. Il s'est passé un truc en Chine c'est indéniable.
C'est l'arrivée en France, cette France toute petite avec son petit aéroport incompréhensible, son petit RER qui peine à dépasser le 70... Cette saleté omniprésente que je ne voyais plus, ces gens qui se laissent aller dans leur corps et dans leur tête.
Pourvu que ça dure, cet état de recul qui me donne une lucidité infinie. Shanghai je l'ai vécu, je l'ai pris dans ma face, et personne ne pourra me l'arracher des mes tripes.
Merci
Eva, merci Julien.

( -----> Vous pouvez retrouver toutes les photos de SDMF ici  )

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Samedi 19 avril 2008
12e jour en Chine, la cassette arrive en fin de bande... Clac ! Clac ! Ça commence à rembobiner. Le taxi, la route dans l'autre sens, le restaurant où l'on mangeait ces choses violettes et roses, l'hôtel, les valises. Quelques shoots, quelques photos d'art & d'essai improbables... Ambiance "lendemain de fête", les appareils se sont tus.
La fatigue commence à nous embrasser et nous ne résistons même pas. Retour à l'aéroport, c'est dans ces moments là qu'il faut justement éviter les attentes, c'est alors que la pièce de théâtre d'Arte commence, une nocturne en 3 actes qui dure des heures avec très peu de texte et un silence omniprésent. Brisant ce programme, l'annonce de l'embarquement retenti 20 minutes avant l'heure, hop ! Tout l'monde dans l'avion... Départ ! Les gaz poussés sur le taxiway, les passagers collés aux hublots dans les virages. Décollage dans la foulée, pas d'arrêt en bout de piste (je me suis renseigné, c'est autorisé), l'hôtesse au milieu de l'avion qui fini dans les casiers à boisson... Banzaï ! On gagne encore un quart d'heure sur le trajet. Le Boeing 737-800 flambant neuf rebondit 3 fois avant de se poser, les pieds sur les freins, et crac un virage, et crac deux virages, stop on est arrivé "au frein à main" ! Applaudissements des passagers ! C'est l'euphorie dans l'aéroport vide, l'ambiance est électrique. Nous sommes chauds, Shanghai est à nous. Il est deux du mat', il y a une soirée chez les voisins... Let's go :)


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Mercredi 2 avril 2008
12e jour en Chine, nous sortons du boui-boui ou nous avons finalement bien mangé, sans plus, enfin mangé local. En descendant l'escalier, j'entraperçois les cuisines... Qui n'a jamais eu la tourista ? Si je l'ai, j'en connaîtrais au moins l'origine. Oh puis flûte, on n'est pas en sucre...
Mon estomac allais se nouer quelques instant plus tard, mais pour une toute autre raison. De retour sur un second site médiéval, je prenais des clichés, complètement décomplexé après deux semaines de Chine quand soudain... Il faut dire que nous nous faisions les touristes des touristes prenant les gens plutôt que les lieux. C'est après avoir pris la photo d'une vielle femme endormie que je fus dénoncée par une jeune femme, la vielle femme réveillée me harcela pendant que je m'éloignais. Croisant Julien, il se mit à lui parler en chinois... Des noms d'oiseau certainement... Elle se saisit d'un balais et le frappa à moult reprise pendant qu'il la shootait hardament. La réaction de Julien fut sèche... La petite gifle, langage universel pour arrêter l'escalade. Je fut saisi par cet instant (que je n'ai d'ailleurs pas saisi), un sentiment d'oppression m'envahit, 3000 ans d'Histoire et 1.3 milliards de chinois me tombaient sur la tête. J'ai cru qu'on allait devoir courir jusqu'au bout de la terre, alors qu'un simple repli suffit, les NIKON encore braqués... Le premier qui bouge, je le photographie !!!
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Dimanche 17 février 2008
undefined12e jour en Chine, c'est notre dernière journée de "south trip", hier il a plu toute la soirée, mais affrontant l'adversité, nous en avons profité pour élaborer un plan d'action.
Petit déjeuner à la chinoise... Enfin peut être !? Le taxi est prêt, nous allons visiter les villages médiévaux dont on nous a parlé... Julien est tendu, il a compris, on est tombé dans un traquenard... Effectivement nous arrivons sur un site touristique comme on en a tout plein chez nous. Faute !!! Mais il est où le easy dragon rider que nous chevauchions jusqu'ici ? Trop tard pour les montagnes jaunes, il faut rebondir, la photo c'est aussi ça, transformer un temple inondé de touristes en lieu paisible de recueillement. Il y a quand même de la matière pour le photographe.
Pause à midi dans le pire boui-boui où le taxi nous a conduis. Cela doit encore faire parti du plan du mec d'hier soir, le tenancier du restaurant qui a une allure de mafieux avec son fume cigarette, doit être de la famille. Bon appétit !
par Personne publié dans : SDMF
Vendredi 2 novembre 2007
undefined11e jour en Chine, l'arrivée sur Canton fut Rock'n'roll avec la course rapide et furieuse entre notre autocar et le camion toupie roulant à quelques centimètres. Si le Shanghanese touch est décoiffant, le Cantonese touch est plutôt pied au plancher. Réveil sur une ville grise par le temps, et chaotique par le style années 70 en rénovation. Décollage pour la ville où il pleut tout le temps.
Les ponchos que nous venons d'acheter protègent nos appareils photo en nous donnant des airs de femmes enceintes ou de Rocco Siffredi (en toute modestie). Après avoir déambulé dans les rues, nous retrouvons Eva dans un petit bar branché ou commencent les négociations de notre journée de demain avec le patron dont le frère a un ami qui connait un mec qui pourrait nous servir de taxi. La visite des montagnes jaunes est en effet fortement compromise par le temps, c'est un américain rencontré un peu plus tôt qui nous l'a dit. Ce soir, le restaurant nous propose mille plats dans le rayonnage que l'on choisit en notant le numéro sur une fiche. Il y en a tellement, les noms étant écrits en chinois, que le choix se fait en fonction de la forme, la texture ou les couleurs bigarrées (matières de base du photographe). Dans la moiteur de cette soirée, nous nous voyons bien continuer ensemble cette aventure jusqu'au bout de la vie.
par Personne publié dans : SDMF
 

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