Dimanche 27 septembre 2009
Je suis actuellement en mission la semaine à Toulon, ville que je découvre petit à petit. Ce week-end, j'ai décidé de rester... Reprenant un peu l'idée "Le bucher des
vanités" ou "After hours" me voici en partance pour le dernier hôtel de libre de la ville parce-que je me suis immaginé que Toulon m'attendrait avec une suite royale réservée en fin de
journée...
Le gros atout que j'avais en ma possession était la méconnaissance des cartiers que je traversais avec mon look cadre supérieur, valise à roulette, et PC portable. C'est sûr, pour la faune locale
de "Chicago", j'étais un mafieux Russe ou un inconscient. Arrivé à l'Hotêl, je me suis retouvé dans une chambre digne d'un film noir. Un peu d'eau sur le visage, dans la salle de bain décrépie,
fait remonter les poils et la mousse à raser du client précédent. Après une longue négociation, on me donne une autre chambre. Pas de bol, c'est celle ou les voisins se gueulent dessus avec le TV à
fond. Ca parle d'armes à feux et de "flics"... Sur leur balcon j'apperçois une paire de chaussure de fille. Minuit, je me couche. Une heure, je suis réveillé par des gémissements. "Oh oui mon
coeur, oh mon coeur, encore... encore !!!". Je les entends comme si ils étaient dans mon lit. Les floc-floc qui rythment la danse me donne une idée des fesses de la dame. L'orgasme atteint, plutot
que de se fumer une clope, ils s'engueulent pendant une heure. A trois heures, ils remettent le couvert "Oh oui mon coeur, oh mon coeur, encore... encore !!!" précédé de quelques "non" fermes parce
que le monsieur ne voulait pas passer par le jardin !? Et encore une heure de palabres derrière. Vers quatre heures, ils se réconcilient et remettent ça. Les meubles qui bougent, les cognements
contre le mur...
Ils m'ont épuisé, j'ai fait la partouse la plus frustrante de ma vie. Le lendemain, je regardais les chaussures de toutes les filles que je croisais dans la rue.
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Mercredi 19 novembre 2008
Tu sais Julie, il y a eu une époque ou la pensée allait tout azimut, ou les idées foisonnaient, souvent dans l'excès, on les appelait les trente glorieuses.
L'utopie y était légion et les gens allaient jusqu'au bout de leurs idées. Changer le monde était le mot d'ordre, et la phrase "On peut tout !" y avait toute sa valeur. Dans ce creuset bouillonnant
d'expériences, on a pu voir s'y former la minijupe, le rock psychédélique, les designs futuristes, la conquête spatiale. On pouvait y voir des jeunes aux cheveux long danser en cravate sur des
musiques aux rythme exagéré, des femmes en robe de métal, ou des surfeurs adossés à leur pick-up au milieu de la plage savourant un Chamallow grillé. D'ailleurs tout cela s'entend dans la musique
qu'elle nous a laissé.
De cette époque je suis né, j'en ai respiré l'air, je m'en suis imprégné sans trop comprendre ce que je vivais. Je me suis construit sur ces fondations, et à chaque fois que mon esprit décèle un
concept qui en est issu, mon corps entre en résonance. Car c'est de ce grand laboratoire générationnel que sont sorti les principales briques qui architecturent la culture d'aujourd'hui.
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