2e jour à Shanghai, je commence à m'habituer au chaos.
Premier jour à Shanghai, première fois aussi loin de mon home sweet home
Je prends le petit chemin qui sort de la maison. La route sinueuse me conduit au RER ou quelques foules bigarrées regardent leur vie par le hublot déformant. Une heure plus tard, je suis est abandonné entre ciel et terre sur un quai où poussent les racines du béton à vif de l'aéroport.
Monté sur Paname pour éviter la soirée canapé et faire la fête quelque soit le résultat des élections, je pose mon char Gare De Lyon. Puis direction La Concorde, nous cherchons un bar avec TV pour refaire le monde avec une bière. Le patron nous dit "On ferme parce que ça va péter !...", alors la course au bar ouvert commence. On atterri dans un minuscule bar à vin ou se trouvent quelques habitués dont un ancien légionnaire, sa femme et sa fille, une personne d'origine algérienne, une autre d'origine marocaine, un futur député et sa copine, une vielle dame qui pique et un américain perdu. Peu à peu le blanc coule à flot et le repas nous est offert pendant qu'on refait le monde autour d'un colonel bien corsé (merci Bernard). On finit dans un bar gay avec la Diva de Paris qui chante Dalida juste pour nous. Discussion avec un black qui vote FN, puis on refait le monde en rose. Rapide passage à la Concorde... Vide. Hep taxi ! La "chinoise de poche" au volant nous dit "Gare de Lyon !!! Ok mais pas arrêter longtemps !!!". Mon char est intact malgré la lame de fond anarchique qui a tout dévasté sur son passage. Ici, c'est soirée vitrines ouvertes et voitures très mal garées. Le matériel informatique de la Société Géniale fume encore sur le pavé. Une pharmacie s'est agrandie sur le trottoir, et le magasin de portable n'a plus de tonalité. Un employé de l'entretient, désabusé, est adossé à son camion et souffle épuisé d'avoir nettoyé déjà la moitié de la rue de Lyon. Il est 4 heures ed', quelques noctambus se faufilent entre les jardinières et autres restes de barricades. Quand l'anar... chie, y'a plus qu'a tirer la chasse et aller se coucher.
Julien c'est le "copain" que j'ai toujours attendu, le petit gamin derrière le la haie de thuyas chez mes parents quand j'étais minot. Le contact ne s'est jamais fait.
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