C'est le grand vide, la plaie ouverte que l'on ne peux pas s'empêcher de regarder saigner, alors que la nature avec le temps va forcément la refermer. Il y aura
de la souffrance, et une cicatrice plus ou moins visible selon la façon dont on a guéri. Oh forcément ce n'est qu'une histoire parmi tant d'autres toutes aussi malheureuses. Ce n'est pas le
Vietnam, je ne suis pas dans une rizière, les jambes dévorées par les sangsues et la peur de tout ce qui m'entoure. Ne pas savoir ou est l'ennemi, ne pas savoir si je vais prendre une balle de
cuivre chaud sous la peau dans les cinq secondes ou demain peut-être. Le cerveau rongé par la prise de conscience de ce qu'est la guerre. Se dire à quoi sert tout ça, qu'est-ce que je fous là à
butter du viêt-minh, pourrais-je encore embrasser une fille ? Dans le meilleur des cas, je retournerai chez moi, ou le pire m'attend, mais je ne le sais pas encore...
Non, ce n'est pas le Vietnam, mais c'est ma douleur, mon combat. Et si un jour les Hommes arrêtent de se mettre sur la gueule, il restera toujours les conflits et de la souffrance issus de
l'Amour.
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