SDMF

Mardi 3 juillet 2007
Premier jour à Shanghai, première fois aussi loin de mon home sweet home
En 48 heures, j'ai...
Rencontré une chinoise qui m'a servi de guide dans l'avion
Traversé l'URSS
Atterri à Pékin
Poireauté à Pékin
Atterri à Shanghai
Traversé la banlieue en maglev (train à lévitation magnétique) à 431 km/h
Traversé la ville à 50 en VW Santana, les taxis à la conduite très approximative
Vu la plus haute tour du monde (enfin bientôt)
Roulé sur une autoroute à 5 étages
Mangé japonais
Me suis fait masser les pieds
Traversé le quartier ouest en moto (le grand huit à coté, c'est la salle d'attente de l'hôtel des impôts de Rambouillet)
Assisté à une bagarre mou-violente (chinese touch ?)
Pris une saucée en moto quand tous les voyants étaient déjà dans le rouge
Mangé chinois (étonnant non ?!)
Me suis fait mettre une bougie allumée dans l'oreille
Me suis fait masser la tête
Enfin nous sommes rentré dans la nuit avec un taxi bigleux qui s'arrêtait tout les cents mètres sur l'autoroute
(photo J.)
Par Personne
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Dimanche 8 juillet 2007
2e jour à Shanghai, je commence à m'habituer au chaos.
Les Taxi n'ont surtout pas de ceinture, ce ne serait pas un problème si leur conduite n'était pas complètement out of space ! Le marché du nord est impressionnant et tout le monde nous regarde comme des bêtes curieuses. C'est peut être à cause du bruit de nos appareils photo qui crépitent en permanence. Pas de problème, ils adorent, et surtout voir le résultat sur l'écran. Il y a toujours la barrière de la langue pour moi alors je mélange du français, de l'anglais, des bruits et du mime Marcel. On ne se comprend pas un brin, mais ça rigole quand même :-)

Je suis encore trop "occidental" je suis loin d'avoir atteint ce niveau de coolitude qu'ils semblent avoir. Comment définir cela ?... Bio, souple, rond, fluide, grouillant, des trucs dans le genre. Globalement le mot d'ordre est, passez moi l'expression "rien à foutre !!!"

Ca se bouscule, ça se faufile, ça se passe devant à la caisse...
On fume dans le taxi, chez le coiffeur...
On prend tout le monde en photo...

La route semble révéler une partie de leur mentalité.
Marche arrière sur l'autoroute.
Contre sens sur la route
Se mettre à droite pour tourner à gauche
S'arrêter au milieu sans prévenir
Passer au rouge (bien sur)
Transformer une 4 voies en huit voies juste en se serrant un peu (si... si... c'est possible !!!)
Rouler en voiture sur les pistes cyclables

...Mais le tout dans une fluidité et sans "rancune" aucune puisqu'il n'y a jamais d'offense. C'est déstabilisant, on dirait qu'ils n'ont pas d'âme, mais c'est juste une autre façon de voir les choses. Une bonne école. Pour exemple, sur la place de l'étoile à Paris, on arriverait au même bordel, mais avec un stress zéro.
Par Personne
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Lundi 9 juillet 2007
3e jour à Shanghai, le sommeil est instable. Ce sont les batteries à peine rechargées que nous partons à l'assaut du Nanjing, la rue piétonne commerçante. Les taxis ne me font plus peur, j'ai juste envie de leur dire que mettre la cinquième à 30 km/h ce n'est pas forcément économique. Au dessus de mille tours minute... ce sont les mystères de l'occident !

Il fait super doux et nous marchons dans la rue avec un sentiment de sécurité absolue. J'ai l'impression de flotter. La lumière est hallucinante, ce n'est pas une rue, c'est un sapin de Noël !!!
Le temps de quelques photos en bracketting et la plus haute tour du monde a du prendre un étage de plus. Ici tout va très vite, on travaille jour et nuit.

Puis nous visitons la concession française, seule rue bordée de platanes. L'ambiance y est apaisante. Un restaurant chic pour le prix d'un snack et puis nous hésitons à rentrer dans LA boite branchée du coin, le Zapatas. Trop d'expats à mon goût, mais c'est drôle de voir le défilé de taxis qui dégueule leurs Bimbos sur le trottoir. On y voit des couples éphémères avec l'expat bedonnant à calvitie avancée au côté d'une locale super montée, chacun y trouve son compte.

Je préfère ajouter quelques clichés de Shanghai by night.
Par Personne
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Mardi 10 juillet 2007
4e jour à Shanghai, j'ai dormis 3h, du coup je suis retourné me coucher à midi. J'ai raté le coche.
Je suis donc resté dans la villa, cette grande maison du compound, sorte de lotissement de la vallée de Chevreuse, nid d'expats style "Desperate Housewives". J'en profite pour faire gratter un peu mon serveur en France. L'Internet est lent et censuré, pas de Wikipédia, et depuis ce matin plus de photo sur flickr. J'ai du mettre une photo subversive ;-)
C'est le calme avant la tempête, les enfants rentrent de l'école ainsi que les parents accompagné d'un photographe de mode rencontré un quart d'heure plus tôt dans l'espèce de FNAC.
La maison de Julien est une MJC, une auberge espagnole, le gens vont et viennent sans savoir exactement qui est qui. Mais les échanges son fructueux.
La cuisine se prépare, le barbecue s'allume et le matos photo et multimédia s'installe entre les assiettes et les Tsin Tao. On test les derniers accessoires du studio photo achetés dans la journée.
Après la digestion, un massage s'impose. Ce coup ci, on se fait tout le corps. Je me retrouve coincé dans un état entre l'éveil et le sommeil, je rêve éveillé, je ne sais plus où j'habite...
Ce sont des aveugles qui massent, et on les choisit sur catalogue. "Je voudrais le 42 s'il vous plait !" Pour l'instant, je n'ai eu que des hommes ;-) Vais-je avoir la force de marcher jusqu'au taxi, je suis si détendu et fatigué que je pourrai dormir sur le trottoir.

Et pour conserver mon état d'hypnose, je n'ouvre pas le laptop ce soir.

Bonne nuit.
Par Personne
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Vendredi 20 juillet 2007
5e jour à Shanghai, je veux aller faire des courses, histoire de trouver des frusques chinoises. Mais difficile de faire kitch sans sombrer dans le ringard. Je cherche un pantalon parce que ma semaine additionnelle n'était pas prévue. Entre le futal droit année 70 et le jean's de d'jeun's clinquant moche, je préfère sortir le NIKON et faire quelques clichés. Finalement, nous allons à carrefour et j'achète deux T-shirts dans la galerie marchande, je pourrai toujours dire que je les ai marchandé dans un bouiboui...

Il fait super beau, journée idéale pour easy rider la moto autrichienne au design futuriste. Ca y est, je viens de comprendre le principe de leurs feux rouges, on ne peut pas jouer sur le mimétisme, ils passent quand ça passe ! J'évite un camion bleu, un tripoteur et des piétons à 5 points... Ma conduite se plie volontiers à cette fluidité anarchique.

Les bâtiments anciens, disparaissent blocs après blocs emportant avec eux les bouibouis "insalubres". Place au neuf, au climatisé, aux galeries marchandes…
 
Le soir pour fêter le départ de Raphaël, accompagnés de suissesses avantagées, on se fait un resto "Moujik" ou de je ne sais plus trop de quelle région... La ou ils hurlent en t'apportant les plats, et t'arrache le bras pour t'emmener danser "Moujik" sur leur moujik folklorique. Ici, on mange avec les mains, pas de couvert, mais des gants en plastique, et puis il faut que la table déborde de victuailles sinon ça fait pauvre.
 
Fin de soirée en boite branchée gonflée d'expats. Aux toilettes, un vieux chinois me tourne les robinets, m'appuie sur le savons, me tient la... serviette en papier, etc... Ca fait un peu colonial... Séduit par le style féminin asiatique, je croyais ne plus regarder les occidentales du même oeil, mais quelques blondes en chasse me rappellent à mon bon souvenir ;-) D'un coté comme de l'autre la relation est trop calculée.
Un suppo et au lit.

Par Personne
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