Vendredi 2 mai 2008
Voilà c'est fini...Les grands soirs ne sont plus que des souvenirs, place au petit matin. Il est très tôt, il fait frais, un au revoir comme on les aime avec Julien, c'est à dire comme si on se voyait demain. Je monte dans le taxi préprogrammé pour l'aéroport. Je suis de nouveau livré à moi même avec mes angoisses... Dans quel plan vais-je encore me mettre ? Arrivé à l'aéroport, le chauffeur m'aide à éloigner les porteurs qui se précipitent sur le visage pâle.
Me grille une dernière "Double Happyness" sur le sol de Chine... Embarquement... Ca y est ça commence, mon vol n'existe pas... Après un long moment de solitude, je trouve la faille spacio-temporelle du complot Chinois contre ma Personne et saute dans l'avion... Arrivée à l'escale de Pékin, j'ai déjà l'appareil photo dans les mains en descendant l'escalier mobile. Et clic, et clac, c'est dans la boite, ce n'est pas de la photo c'est de l'Art aéroportuaire. Finalement le Doisneau du Tarmac est bloqué à la douane en tant que passager clandestin. Après 20 minutes de négociations, aidé de ma voisine de bord, je comprends qu'il me manque le ticket de débarquement... Ca me fait rire quand avant ça m'aurait stressé, car cela me ressemble tellement. Il s'est passé un truc en Chine c'est indéniable.
C'est l'arrivée en France, cette France toute petite avec son petit aéroport incompréhensible, son petit RER qui peine à dépasser le 70... Cette saleté omniprésente que je ne voyais plus, ces gens qui se laissent aller dans leur corps et dans leur tête.
Pourvu que ça dure, cet état de recul qui me donne une lucidité infinie. Shanghai je l'ai vécu, je l'ai pris dans ma face, et personne ne pourra me l'arracher des mes tripes.
Merci Eva, merci Julien.
( -----> Vous pouvez retrouver toutes les photos de SDMF ici )
12e jour en Chine, c'est notre dernière journée de
"south trip", hier il a plu toute la soirée, mais affrontant l'adversité, nous en avons profité pour élaborer un plan d'action.
11e jour en Chine,
l'arrivée sur Canton fut Rock'n'roll avec la course rapide et furieuse entre notre autocar et le camion toupie roulant à quelques centimètres. Si le Shanghanese touch est décoiffant, le Cantonese
touch est plutôt pied au plancher. Réveil sur une ville grise par le temps, et chaotique par le style années 70 en rénovation. Décollage pour la ville où il pleut tout le temps.
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